Régulièrement, les médias nous font l'apogée des ventes sur internet qui certes sont en progression constante au détriment du commerce physique.

Ainsi, à l'approche de Noël, la course aux cadeaux qui a déjà débuté, les ventes en ligne et sur mobile devraient tirer le marché vers le haut.

En effet, selon une récente étude RetailMeNot-Centre for Retail Research, en France, les ventes en ligne et via mobile seront respectivement en hausse de 19,7% et 478% alors que les ventes en point de ventes physiques devraient stagner, voire reculer de 1,1% pour la période de Nöel 2014.

Les ventes en ligne, toujours selon RetailMeNot-Centre for Retail Research, a atteint durant la période de Noël 2013 la somme de 7.1 milliards d'euros pour une prévision à 8.5 milliards d'euros pour Noël 2014 soit 13% de la part des ventes de Noël estimée à 65 milliards d'euros.En comparaison, les ventes offline (en magasin) représenteront 56.5 milliards d'euros pour Noël 2014 contre 57.1 milliards en 2013.

Nos voisins Européens, ne réagissent pas tous au même engouement des ventes en ligne et préfèrent assurément 'encore' se rendre chez leurs détaillants. Pour exemple, l'Italie et l'Espagne qui connaissent malgré tout une progression des ventes en ligne n'affichent qu'une part de 4.8% et 6.2% mais rien de comparable aux Royaume-Unis et à l'Allemagne qui voient leurs progressions s'envoler à 23.4% et 16.7% des ventes effectuées durant la période de Noël.

A l'heure où les Français utilisent de plus en plus leurs smartphones et leurs tablettes pour accéder à Internet, ces perspectives n'ont rien d'étonnant. Cette année, 24,6 % des dépenses de Noël en ligne devraient donc être effectuées sur smartphones ou tablettes, soit 2,1 milliards d’euros, contre 400 millions en 2013. 
Il s'agit de la plus forte croissance en Europe, suivie par la Belgique (+433% pour une dépense de 200 millions d’euros) et l’Allemagne (+401%, pour atteindre 3,4 milliards d’euros). 
En revanche, c’est en Grande Bretagne que la pénétration du m-commerce est la plus forte avec un taux de 29,8%, il pèsera donc 6,1 milliards d’euros pour la période de Noël.
Par ailleurs, dans l'Hexagone,les dépenses de Noël devraient atteindre au total 65 milliards d’euros cette année, en hausse de 1,2% par rapport à Noël 2013 mais 0,3 points en dessous de la moyenne européenne.
Les Français dépenseront donc en moyenne 542 euros par foyer soit 62 euros en dessous de la moyenne européenne qui se situe à 604 euros, budget incluant les cadeaux, les décorations et l'alimentation.

Les Britanniques de leur côté sont les plus dépensiers pour les fêtes avec une moyenne de 917 euros par foyer. Quant aux Espagnols, ils arrivent en bas du classement avec une dépense moyenne de 381 euros.

Enfin, côté cadeaux, les Français investiront en moyenne 304 euros par foyer, soit 35 euros en dessous de la moyenne européenne qui se situe à 339 euros. 
Quant aux Britanniques, ils sont une fois de plus les plus généreux avec un budget moyen de 543 euros mais ils sont suivis de près par les Américains (517 euros).
C'est donc en toute logique que la plus forte croissance est attendue aux Etats-Unis, +2,9%, pour atteindre 443,2 milliards d’euros, suivi par la Grande-Bretagne (87,9 milliards d’euros, +2,2%) et l’Allemagne (72,5 milliards d’euros, +1,9%). 

Cette étude a été réalisée par le Centre for Retail Research (CRR), qui établit des prévisions des ventes de détail dans 7 pays en Europe (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) et aux Etats-Unis sur les six semaines cruciales de la période de Noël.
La part du commerce offline cède d'années en années du terrain et la progression fulgurante que connaîssent les ventes en ligne en Picardie (voir article du blog sur le sujet) devrait inquiéter l'ensemble de la communauté des commerçants. Malheureusement, lorsqu'ils qui exercent leur métier dans des conditions aussi exécrables que celles vécues à Château-Thierry, aucune chance pour leur condition s'améliore. (travaux en pleine période de fréquentation automnale à contrario de la zone commerciale "Leclerc" pour laquelle l'aménagement du rond point fut terminé dès le 8 septembre,  exploitation "commerciale" des parkings, mauvais entretien de l'espace urbain, verbalisation outrancière....).
Pourtant, la nouvelle élue en charge du commerce, connaît bien les inconvénients de l'exercice de commerçant à Château-Thierry pour les avoir elle-même subis dans l'exercice de son commerce. Que fait-elle au fait ? Quant au maire, divisé entre ses fonctions à l'assemblée nationale et celle de maire de la ville, il lui est peut-être plus difficile (cumul des mandats oblige) de penser à prendre des mesures simples,incitatives,populaires comme l'exemple du maire de la ville de Caen soucieux de l'avenir des commerces de centre ville : (cliquer pour agrandir)

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Ce n'est ni le changement du nom de la ville (Château-Thierry en Champagne), ni l'installation de radars pédagogiques qui insciteront les habitants et citoyens de la ville à se ré-approprier l'usage du centre-ville, ni même le projet d'installation d'animaux de prairie sur le vieux Château nécessitant au passage une formation coûteuse du premier adjoint et ni le ré-aménagement du palais des rencontres estimé à plus de 4 millions d'euros.

Pour conclure,voici un petit clin d'oeil humoristique des galères que pourraient rencontrer nos chers consommateurs passionnés par la magie du "clic de souris" et prisonniés des nouvelles technologies d'approvisionnement

( Prochain billet : la réalité du commerce de centre ville en images)

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