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28 août 2013

Consommer, c'est bon pour le moral....

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Pendant que l’on tond les français qui ne bêlent pas à coup de matraquages fiscaux divers et variés, il paraît que le moral des français selon un sondage mensuel est remonté en juillet (+3 points). Néanmoins, il reste à un niveau peu satisfaisant. Il faut préciser…..qu’il a fait beau en juillet. 

Tant mieux, mais la réalité quotidienne est tout autre à en croire le nombre croissant de nos concitoyens qui ne sont pas partis en vacances et ceux qui pour la première fois les ont raccourcies. Selon les professionnels du tourisme et ce malgré une météo très favorable, le bilan n’est pas réjouissant et les français continuent à restreindre leur consommation.

Mais pour combien de temps encore ? La logique voudrait tout de même que nous comprenions, à défaut d’une autre alternative, que l’économie française est basée principalement sur la consommation (56% du produit intérieur brut). Sans ce levier les indicateurs économiques se grippent : les contributions fiscales diminuent (tva, impôts société…), les salaires n’augmentent plus, le chômage s’accentue et par mécanisme les rentrées de charges sociales voient leur niveau fondre. Mais voilà, alors que nous devrions consommer davantage pour notre bien être et celui de notre pays et alors que quand bien même nous nous sommes tous régalés en produits d’importation pour ne pas dire chinois pour différentes raisons; une relance de notre consommation creuserait le déficit de la balance commerciale d’où l’importance de privilégier tant faire ce peu les produits « made in France » .

Mais d’un côté, les Français, et à juste titre, se préservent contre un avenir incertain mais contribuent malgré eux à participer à la morosité et au déclin de notre économie réelle. Au fond, cette réticence alarmante de la consommation marque la sensibilité très forte des Français à la fiscalité dans la conjoncture actuelle. Ce n’est pas une surprise. L'état punirait-il donc ses administrés qui ne consomment plus ?

 Pourtant et c’est un paradoxe, le niveau d’épargne disponible des français selon les sources de la banque de France n’a jamais atteint le niveau actuel de 1562 milliards d'euros soit 17 % du revenu net disponible. 1562 milliards correspondent pratiquement d’ailleurs à la dette totale de la France estimée à 1870 milliards d’euros augmentant de 12 milliards par mois ou 5500 € chaque seconde. Les montants de l'épargne et de la dette sont des records. Le département de l’Aisne peut se vanter de disposer de 8.5 milliards d’économie dans les caisses (virtuelles) des banques. Bien entendu, il faut rajouter à l’épargne disponible les placements d’assurances vie évalués à quelques 1400 milliards d’euros. Joli pactole tout ça ! Mais pour quoi faire ?

Cette manne dormante que sont nos économies suscite les convoitises de l’état qui songe à sa possible réquisition à défaut de proposer à ses concitoyens la renationalisation de sa dette par l’émission d’obligations face à son éventuelle impopularité. L’assurance vie est aussi dans le colimateur de l’état qui pourrait soit revisiter une taxation ou instaurer une baisse de son rendement ou les deux. Les Japonais, pour éloigner la gourmandise et l'instabilité des marchés financiers détiennent 95% de la dette de leur pays et maîtrise ainsi le poids des intérêts de la dette.(54 milliards vers fin 08/13 contre 43 pour l’année 2012 pour la France). Depuis peu d’ailleurs, la France n’emprunte plus à faible taux ce qui n’est pas un signe encourageant de l’économie et pour l’économie française. Rappelons le, nos économies servent déjà à certains financements (logements sociaux pour le livret A par exemple). Cela sous entendrait que la dette courant maintenant plus vite que nous épargnons, ne suffirait plus à rassurer les marchés sur lesquels la France emprunte. En effet, et c'est là que l'épargne des français est "vertueuse" c'est qu'elle assure un taux de couverture de la dette pour les prêteurs mais à contrario, elle ne produit aucun effet sur l'économie réelle (consommation, investissements dans les entreprises...). Nous sommes donc en quelque sorte les garants de l'état sans le vouloir probablement. L'état par sa décision de baisse du taux du livret A de 1.75% à un 1.25% a voulu par cette mesure envoyer un signal aux français à reprendre le chemin de la consommation. Sans succès ! Rappelons le, plus de consommation, plus d'investissements font rentrer des recettes fiscales à l'état qui du coup voit diminuer ses besoins d'emprunts, donc sa dette et équilibre ainsi sa garantie pour les marchés financiers qui sont d'ailleurs plus enclin à prêter à meilleur taux. Equilibré, Non ?

Pour le toit, la ruée a été spectaculaire. Nous sommes le seul pays en crise dans lequel la valeur de l’immobilier n’a pas baissé et a même flambé. En 3 ans les prix, suivant les régions et les villes, ont augmenté de 15% à 40% ! Un toit, je veux un toit : c’était le cri de guerre des épargnants qui avaient de quoi constituer un apport solide pour acheter leur résidence principale.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/epargne-menage-repartition-france-europe-livrets-epargne-marc-fiorentino-320158.html#78M021VZpKRdK48e.99
Pour le toit, la ruée a été spectaculaire. Nous sommes le seul pays en crise dans lequel la valeur de l’immobilier n’a pas baissé et a même flambé. En 3 ans les prix, suivant les régions et les villes, ont augmenté de 15% à 40% ! Un toit, je veux un toit : c’était le cri de guerre des épargnants qui avaient de quoi constituer un apport solide pour acheter leur résidence principale.
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DETTENos politiques ont tout de même une énorme responsabilité dans ce qui arrive à la France et pourtant rien ne les empêchent de continuer à rouler à crédit chaque jeudi en empruntant sur les marchés pour couvrir les besoins du pays et d’inventer de nouvelles bases d’imposition pour couvrir les erreurs cumulées et cerise sur le gâteau de se mettre en première ligne dans un nouveau conflit, celui-là syrien alors que dans le même temps, ces mêmes politiques nous contraignent dans notre quotidien et cruellement pour certains.  Pour mémoire, la guerre libyenne a couté à la France 320 millions d’euros. Bien entendu, il faut penser à toutes ces personnes, prises au piège de ce désastre humain et obligées de fuir et de souffrir. Force de sondage, il paraît que 52% des français sont d’accord pour une intervention….

A travers ce billet, dont au passage, toutes les informations sont vérifiables, il semble opportun que nous, citoyens reprenions en main notre destin en étant d'avantage nos propres acteurs de notre économie et en contribuant à un des aspects moteur de celle-ci : la consommation. (nous satisfaire en nous rendant collégialement service de préférence et si possible à.... Chateau-Thierry). A défaut, vous l’avez compris, l’état pourrait se charger de continuer à se servir et à nous tondre sur ce qu’il reste à tondre et cela dans la plus grandeur pudeur des phrases politiciennes qui même sur le plan local savent transformer un million d’euros inutilement dépensé en bien fait marquant.

FC

Posté par marketique à 22:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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