pirouette

"Les précisions sur les finances locales" que le maire de Château-Thierry affirme vouloir apporter le 1er  septembre aux lecteurs de l'Union constituent une pathétique tentative d'enfumage.

Voici donc quelques éléments pour rétablir la vérité.

1° la Chambre Régionale des Comptes n'a pas émis un AVIS contrairement à ce que le maire affirme mais a bien prononcé un JUGEMENT. Ce qui est bien différent. Ce jugement condamne les deux comptables publics à rembourser des indemnités illégalement versées à de PROCHES collaborateurs du maire pendant de nombreux mois et pour un montant de 29621.98€. Le maire prétend qu'il s'agit d'une erreur purement administrative. Une erreur, qui concerne de PROCHES collaborateurs !  Pas de chance pour les quelques 250 autres agents pour lesquels aucune erreur s'est produite !!!

Si ce n'est pas à ces derniers de rembourser mais aux comptables publics qui ont laissé faire, on peut tout de même rappeler que les bénéficiaires d'indemnités de chômage, ou de prestations sociales indûment perçues, doivent rembourser même lorsque l'erreur provient de l'administration elle même.

2° Le maire affirme pour noyer sa responsabilité que les contribuables n'auront pas à s'aquitter des sommes versées illégalement, la Cour Régionale des Comptes ayant condamnée les Agents du Trésor à rembourser la ville. Soit ! Mais la ville à déjà payée le surplus par les deniers des contribuables. Alors pour quelle raison demandera t-il au conseil municipal du 1er septembre d'exonérer les Agents de leur condamnation par une remise gracieuse faisant par la même fi d'un jugement RAREMENT prononcé ?  En admettant que les Agents Comptables "étourdis" obtiennent grâce, ce seront bien les Contribuables Castels qui auront payés ! Il y aura donc bien un préjudice pour la ville. Mauvaise PIROUETTE !

3° Contrairement à ce que dit le maire, la législation n'interdit pas la divulgation du rapport de la Chambre Régionale des Comptes. C'est tout le contraire, il a l'obligation de le communiquer au Conseil Municipal.

Les Castels pourront se faire une opinion sur le coût de communication du maire, et (autre affaire) sur les poursuites pour travail dissimulé dont a été l'objet la commune et sur les redressements URSSAF auxquels elle a été condamnée.